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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 09:58

25.000 milliards de dollars (oui, vous avez bien lu) sont partis en fumée, pour le plus grand bénéfice des spéculateurs, depuis janvier 2008, selon le journal « Le Monde » du 25 octobre 2008. Pour « sauver » les banques(quiers), le gouvernement français n'a aucun problème pour mobiliser en un temps record 360 milliards , dont au moins 40 vont directement ponctionner le budget public. Là, plus question de réduction du déficit public, de pacte de stabilité à respecter, de caisses vides de l'Etat…. alors que ces mêmes arguments sont toujours utilisés pour justifier les 50.000 suppressions d'emploi de fonctionnaires au budget 2009, dont 900 dans la recherche et l'enseignement supérieur, et pour refuser de dégager les quelques 800 millions permettant d'augmenter ne serait-ce que de 1% la valeur du point d'indice, et donc les salaires, pour tous les personnels !

Mais dans cette situation de crise, Madame la Ministre de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse a trouvé la parade pour nous aider à tenir le coup : individualiser complètement les rémunérations des personnels !

Au mépris de toute démocratie, ces mesures ont été annoncées à la presse plusieurs jours avant d'être présentées le 23 octobre 2008 aux organisations syndicales de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur. La Ministre a repris les recommandations de deux rapports qu'elle avait sollicités auprès de Rémy Schwartz, conseiller d'Etat, et Jules Hoffmann, président de l'Académie des Sciences. Les syndicats ont seulement été auditionnés. Des négociations auraient du suivre qui n'ont jamais eu lieu. C'est donc sans négociation aucune que ces décisions ont été prises.
- Lire la déclaration de la CGT lors de la réunion du 23/10/2008 au ministère .

Les mesures Pécresse ont ensuite été largement discutées en CAP plénière des chercheurs de l'INRA le 24 octobre, mais leurs conséquences concernent tous les personnels, ITA comme chercheurs.

Certes, Mme Pécresse annonce généreusement une dotation de 252 millions sur 3 ans mais cela correspond en fait à un troc : l'essentiel de ce financement des mesures proviendra des suppressions d'emplois déjà programmées ou à venir, ainsi que des ressources propres des établissements, contrats de recherche en particulier !

Pour quoi faire ? Augmenter les salaires de TOUS les personnels ? Déverrouiller et fluidifier les carrières de TOUS les personnels ? Augmenter les possibilités de promotions pour TOUS les corps et grades ?
Eh bien, NON, en lieu et place, c'est la multiplication de primes individualisées, réservées donc à quelques-uns, au détriment de la grande masse des autres… et avec, en toile de fond, la volonté de pousser les personnels des organismes de recherche, en premier lieu chercheurs, vers les universités en leur faisant miroiter des avantages qui ne s'appliqueront de fait qu'à une minorité. « Attirer les talents à l'Université », titre ainsi une partie du document…

Qu'on en juge d'après le résumé des mesures principales :
•  Prime « d'excellence » scientifique pour les chercheurs
: modulable entre 3.500 et 15.000 par an… pour au plus 20% des chercheurs et avec une condition nécessaire de 64h d'enseignement à l'Université… et montant abondé par les ressources propres, notamment des contrats de recherche
•  Prime de responsabilité pédagogique pour les enseignants-chercheurs
: modulable entre 3.500 et 15.000 par an en fonction des résultats de leur évaluation
•  Prime de « chaires juniors » pour de jeunes maîtres de conférence affectés dans les EPST pour 5 ans
: modulable entre 6.000 et 15.000 , avec une part chercheur dotée entre 10.000 et 20.000 par an, et avec 2/3 de leur salaire financés par les EPST. Au CNRS, ces chaires seraient financées par la suppression de 90 postes de CR (et à l'INRA de 14 CR ?)
•  Prime individuelle pour les lauréats de l'Institut Universitaire de France
: 10.000 par an
•  Prime individuelle pour les lauréats des Lauriers de l'INRA
pouvant atteindre 25.000
•  Prime de présidents des universités
: prime annuelle actuellement de 18.000 relevée à 25.000 (+ 39%) pour les universités du groupe 2 et 40.000 (+122%) pour celles du groupe 1
•  Reconstitution de carrière des maîtres de conférence
nouvellement recrutés alignée sur celle des CR, alignement de la grille des professeurs sur celle des DR
•  Augmentation (non chiffrée) des taux de promotion de CR en DR
mais aucun déplafonnement de la grille des CR, ni d'alignement de cette grille sur celle des maîtres de conférence
•  Augmentation de 20% sur 3 ans de l'enveloppe de primes attribuée aux universités pour les BIATOS (ITA des universités)
mais les primes, différentes selon les universités, seront fonction : de l'investissement et des résultats obtenus par les personnels !
•  Pour les ITA des EPST :
RIEN sauf de vagues promesses sur les taux de changements de corps ou d'avancements de grades
•  Refus d'aligner à 16% la prime des catégories B et C, comme celle des chercheurs, à l'instar de celle des catégories A hors chercheurs
.

Toutes ces mesures, sans exception, visent à récompenser une « excellence » mesurée (par qui et comment ?) sur un plan individuel, alors que selon nous, l'excellence appréciée chez les uns n'existe que par le travail d'équipe des autres, ITA compris.
C'est d'ailleurs ce que nous avons dit lors de la CAP Chercheurs de l'INRA du 24 octobre.

La généralisation de telles primes individualisées ne peut aboutir qu'à opposer les personnels les uns aux autres, à disloquer les équipes et collectifs de travail .

Prenons par exemple les titulaires des chaires juniors. Ces jeunes maîtres de conférences, nouvellement recrutés, travailleraient donc dans un même labo INRA avec des CR INRA ayant une rémunération largement inférieure (entre 6.000 et 15.000 de moins par an) pour une même qualification, et ayant une part chercheur généralement dérisoire par rapport à celle de la chaire junior. Quant aux personnels techniques du labo, les salaires annuels de certains ne seraient pas trop éloignés de la seule prime de 15.000 du jeune en question. Quant à ceux qui pourraient toucher la prime d'excellence scientifique, elle serait abondée par les sommes prélevées sur les contrats de recherche obtenus par d'autres chercheurs. Bonjour l'ambiance de travail !!!

Pour la CGT-INRA , ces propositions qui découlent des rapports Schwartz et Hoffmann que nous avons condamnés, font partie d'un ensemble logique. La création de l'ANR et de l'AERES a tendu à déposséder les organismes de la maîtrise de leur programmation via le financement et l'évaluation des équipes. Puis, la mise en place de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU) avec l'autonomie des Universités a ouvert une nouvelle phase de démantèlement des organismes de recherche. Cela se traduit aujourd'hui par l'explosion de l'INSERM et du CNRS en Instituts et la volonté de désengagement du CNRS de nombre d'UMR.

A l'INRA, le rapport « Chevassus » sur le projet de consortium INRA-CIRAD-grandes écoles devrait être rendu public sous peu, et la Présidente vient aujourd'hui de confier une nouvelle mission à F.Houllier pour «  faire évoluer en profondeur l'organisation et le pilotage de l'Institut », en clair remettre en cause l'organisation basée sur Départements et Centres. Tous ces projets sont gros de fermetures d'unités, de transferts vers les universités, de mobilités forcées de personnels ITA comme chercheurs. Le « plan carrières » vient compléter ce dispositif d'ensemble du gouvernement qui cherche d'une part, à pousser toute la Recherche publique dans des Universités autonomisées, mises en concurrence afin de servir au plus près les industriels et des « potentats» locaux et d'autre part, à réduire les dépenses publiques et à introduire une plus grande part de rémunérations individualisées « au mérite » dans toute la Fonction Publique, les suppressions d'emplois des uns payant les primes des autres.

A l'inverse, la CGT-INRA se prononce pour
•  le maintien de l'EPST INRA
avec toutes ses prérogatives et missions de recherche
•  le maintien et l'amélioration du statut des personnels
•  le maintien du statut de chercheur à plein temps
•  l'augmentation générale des salaires
basée sur celle du point d'indice et une renégociation des grilles des chercheurs et des ITA
•  le déblocage indiciaire de l'échelle des CR1
par 3 échelons supplémentaires alignés sur la grille des DR
•  un plan général de transformations d'emplois
visant à résorber les sous classements
•  une amélioration conséquente des taux de promotion
, changements de corps et avancements de grade

Et en conséquence nous nous élevons
•  contre l'individualisation
des rémunérations à coup de primes qui disloquerait le collectif de travail essentiel au développement de la recherche.
•  contre la mise en place du consortium
INRA-CIRAD et certaines grandes écoles et étudiants à interpeller les parlementaires et à se rassembler devant l'Assemblée Nationale (Place Edouard Herriot – métro Assemblée Nationale) lundi 3 novembre à 14h :lire le communiqué unitaire

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 09:57

Une délégation (SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SGEN-CFDT,SNEsup-FSU) a été recçu par le CA. Le SNTRS s'est exprimé pour l'intersyndicale afin de dire le mécontentement et l'inquiétude dans les labos sur le devenir du CNRS et sur les menaces sur les personnels (notamment sur le statut de chercheur à plein temps).

Cette délégation a dénoncé le très mauvais budget, les suppressions d'emplois pour les ITA (notamment ceux appartenant aux BAP EFGH) et les suppressions d'emplois chercheurs (notamment les 60 postes perdus dans l'opération des Chaires juniors + 30 dissimulés dans l'opération mais pour une autre raison). Au total sur 3 ans, le CNRS va perdre 1100 emplois dont 650 titulaires. Les personnels présents ce 30 octobre au siège ont montré une grande détermination à poursuivre la lutte.

Le SNTRS-CGT propose une action nationale le 27 novembre prochain.
Le SNTRS-CGT propose de bloquer le prochain CA du CNRS.
Ce sera un CA décisionnel en matière budgétaire.

La situation des emplois au CNRS pour 2009 (budget 2009):

suppression de 158 postdocs
suppression de 133 titulaires (28 Chercheurs / 105 ITA, essentiellement dans les fonctions "administratives")

suppression de 30 postes pour faire des promotions (on prend les "masses salariales" de CR non recrutés pour permettre quelques promos de plus)

suppression de 60 postes pour abonder 90 chaires à hauteur de 2/3 (les masses salariales sont dans ce cas "données" aux Universités)


Au total:

suppression de 105 ITA - Moins 118 Chercheurs  (càd un concours 2009 amputé d'au moins 25%)

suppression de 158 Postdocs


Soit l'équivalent de 381 personnels de la recherche, à temps plein, en moins au CNRS en 2009...


Rappel : à Paris rassemblement le 3 novembre à 14h à l'occasion de l'examen du budget de la recherche.
Dans les autres EPST, la situation est aussi catastrophique: ci-joint message de la CGT INRA

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 13:57
Chers tous,

quelle a ete la vie des chretiens sous l´Empire Ottoman ?
Difficile de savoir la verite dans ce monde qui est rempli de propagande pour un pouvoir politique.
Je suis oblige de considerer que les chretiens n´ont pas ete necessairement persecutes ouvertement et violemment.

Oui, l´Empire Ottoman a ete domine par des musulmans qui ont saisi les Eglises mais on n´a pas de cas de torture ou violence avere. J´en veux pour preuve ce qui s´est passe avec les Maronites qui ont survecu l´Empire Ottoman sans trop s´en plaindre. Mes discussions avec des Maronites ayant continuer de vivre ici a Chypre me permettent de mesurer une amertume d´avoir ete une minorite mais sans plus.

Les chretiens ont propablement subis une situation d´apartheid, d´attrition polique ou de rejet tacite comme s´etaıt la pratique dans tous les autres empires du temps des Ottomans. Les anglais ont fait pareil avec le Canada francais jusqu´en 1970. Si tu n´es pas dans le groupe qui domine politiquement alors tu n´est pas autorise, i-e tu  n´as pas acces aux ressources, au pouvoir et a la parole. On te pousse de cote. Les juifs ont connu cela jusqu´a la seconde guerre mondiale dans tous les pays, ensuite aux USA, ils ont pris le controle des medias.

Les chretiens catholiques et orthodoxes ont jouis de l´instauration du christianisme comme religion d´etat et souvent assure de l´exclusivite. Cela a commence avec l´Empire Romain qui en profite pour instaurer une autre forme de domination par le religion. Les protestants critiquent avec raison que cela denature la mission reelle des chretiens qui ne doivent jamais se laisser acheter et donc compromettre par le pouvoir.

Mais les chretiens semblent souffrir d´une incapacite de survivre et de progresser en situation de minorite subissant une sorte d´apartheid car ils ne reagissent pas comme les juifs ou musulmans qui sont habitues a se tenir tres serres. Je diarais que les chretiens catholiques ou orthodoxe ne semblent pas comprendre leur role de prophetes qui mene a la Croix quand les temps sont durs.

Luc
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 16:37
Chers tous,

voici un article très ıntéressant de Yahoo News (qui est vue par beaucoup de monde donc risque de propagande en vue) qui rapporte les travaux de la revue financière Forbes:

http://ca.finance.yahoo.com/personal-finance/article/forbes/638/worlds-healthiest-countries

Bon, face à la propagande des uns trop intéressés ceux qui le font déjà trop, je vais faire la mienne qui rejoint si peu de gens (mais au moins mes amis, un peu de critique ou d´encouragement serait le bienvenue) et qui ne semble pas beaucoup convaincre mais comme le père Tobias, je vais continuer de proposer mes idées.

Selon cette dépèche, on ose enfin avancer que le près du sixième de la popullation des USA manquerait de services de santé (lack), je sais par Sicko, le film de Michael Moore, reprenant les données de l´OMS que le quart de la popullion états-unienne n´aurait pas accès à aucun service de santé et on compte près de la moitié qui manquerait de services. Alors, je vous le demande : qui ment délibérement ? Il y a des chances que ce soit Forbes qui ne sont pas une oeuvre de charité. 

"Forbes.com has found that the region is home to some of the world's healthiest countries [...] Historically, these countries had an ethic of having more of a nationalized health care system," says Kate Schecter, a program officer for the American International Health Alliance. There's this mentality that health care should be a given right for citizens."

Cet extrait est très signifacatif et je crois qu´il se résume ainsi : les meilleurs systèmes de santé sont ceux constitués par des états provıdences qui sont animés par une popullation dotée d´un fort sentiment social motivé par la générosıté ou la solidarité.

Ma question : etes-vous d´accord avec l´idée que la santé est un droit fondamental passant avant tout autre ?
Autre question : etes-vous d´accord avec l´idée que la santé devrait etre toujours un service public géré par l´Etat ?

Luc
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 11:40
LE MONDE.FR - Les titres du jour

jeudi 16 octobre 2008
http://www.lemonde.fr#xtor=EPR-32280152
A LA UNE

L'Eurogroupe refuse un plan de relance, les Bourses restent tendues
Les Bourses européennes restaient nerveuses, jeudi. La Bourse de Paris limitait ses pertes, après avoir connu de fortes chutes dans la matinée. Les craintes de récession pèsent fortement sur les marchés.
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/16/nouvelle-degringolade-des-bourses-europeennes_1107416_1101386.html#xtor=EPR-32280153&ens_id=1089411

Remarque de Luc :
Encore des cris d´alarmes que je trouve beaucoup trop émotifs et si peu professionnels.
Ils font plus de dommage que si on se contentait d´etre très modéré en acceptant que ce sont les règles du marché à l´oeuvre et que nous les avions accepté. Alors pourquoi pleurer et s´énerver ? Sommes-nous si irrationnels ? Restez cools les gars !!! 

Berlin abaisse sa prévision de croissance pour 2009 à 0,2 %
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/16/berlin-abaisse-sa-prevision-de-croissance-pour-2009-a-0-2_1107808_1101386.html#xtor=EPR-32280154

Remarque de Luc :
Encore le mythe de la croissance. On ne peut pas toujours vivre dans la croissance. Les règles de l´économıe nous apprennent que ca va finir par plafonner et meme redescendre parfois. On peut vivre mieux sans toujours besoin de croissance. Un faux problème.

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Des nouvelles règles pour sortir d'un système toxique, par Susan George
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/16/des-nouvelles-regles-pour-sortir-d-un-systeme-toxique-par-susan-george_1107702_3232.html#xtor=EPR-32280154

Remarque de Luc :
Il est amplement temps que l´on fasse un sévère état des lıeux et que l´on se dotte de règles de controle pour maitriser la bouilloire qui s`emballe si facilement. L´économie, c´est comme le feu. Quand on joue avec le feu sans le contenir dans un foyer, on brule la toute foret et on perd tout incluant sa propre vie (ou tout moins son ame).

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Accusés d'avoir accentué les désordres financiers, les paradis fiscaux sont dans le collimateur des Etats
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2008/10/16/accuses-d-avoir-accentue-les-desordres-financiers-les-paradis-fiscaux-sont-dans-le-collimateur-des-etats_1107678_1101386.html#xtor=EPR-32280154

Remarque de Luc :
Ah enfin on vise les pervers. Avec les sous qui s´y trouvent, on règle tous nos problèmes et j´aı hate qu´un jour Robin des Bois ou Arsène Lupin sortent du bois ou de l´éguılle creuse pour s´en prendre à ceux qui sont refusent la juste de cause de payer plein d´impots pour le bien-etre de ceux qui les auront enrichis.

LHR
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 13:42
Journée mondiale du refus de la misère.

Vendredi 17 octobre

Si vous croyez comme Oxfam ou le CCFD qu´un jour il faudrait,  comme nous l´avons fait pour l´esclavage, que l´on se débarasse de ce fléaut pour de bon et une fois pour toute, je vous propose d´au moins prier et échanger en famille ou entre amis sur la question, mais il est urgent de se mobiliser contre en faisant des gestes symboliques et meme concrètement militants contre la misère. Cela nous sera rendu au centuple, n´oublions pas... car nous pourrons nous débarasser de toutes les extrémismes et nous vivrons dans un monde réellement plus sécuritaire et cela inclut ne plus avoir peur de mourrir de faim ou de maladies ou de guerres (notion si difficile à comprendre dans nos pays riches où la misère a pris des visages plus subtils et non montrés dans nos médias si prompts à nous informer...).

Evénements prévus à Metz :

Rassemblement devant la colonne Merten rue Serpenoise à 16h30
Départ 17h pour une marche à travers la ville.
Plusieurs arrêts sont prévus sur le parcours pour interpeller les passants:
- lecture de témoignages, textes, chants.
arrivée autour de la dalle du pont st Georges où un geste symbolique sera posé, illustrant le thème: "n'abandonnons personne sur le bord du chemin "

Evénements prévus en Lorraine :

Soirée de soutien Amnesty International - samedi 25 octobre à Talange
Hello, Amnesty International Metz et l'association "On ne badine pas avec l'Humour" organisent conjointement le samedi 25 octobre à la salle Jacques Brel de Talange (20h30) une soirée de soutien au profit d'Amnesty dans le cadre de l'opération nationale "Les nuits d'Amnesty". Les deux associations vous ouvrent leurs portes pour une soirée + que sympa avec le dernier spectacle du duo d'humoristes "Fab & Ghislain". L'animation de la soirée sera également assurée par la troupe "Original Artistik" avec des prestations scéniques de danses urbaines et hip-hop. Ce rendez-vous original et festif vise également à mettre en lumière le travail considérable des militants d'Amnesty International qui oeuvrent continuellement pour faire avancer les droits humains dans le monde, tant au niveau local que national. L'entrée est libre, le prix est déterminé par tout un chacun en fonction de son appréciation personnelle du spectacle. Ci-dessous, un aperçu de ce qui vous attend. Soyez au rendez-vous !http://www.dailymotion.com/fabetghislain/video/x4n427_leteleachat_fun
http://www.youtube.com/watch?v=wLKU6CsFwRk
Soyez pas timides, aidez-nous en diffusant l'info autour de vous ! Renseignements et contact :Jean-Luc HUMBERT Membre d'Amnesty International et Président de l'association On ne badine pas avec l'Humour 06.72.02.03.35 jeanluc.humbert@laposte.net


Alors, de quelle manière comptes-tu vivre cette journée ?
Et dans ton coin, que prépare-t-on ?

(J´espère que j´aurai tout plein de réponses.)

Luc
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 11:33

Nous venons de recevoir une lettre d´avocat de la part de United Utilities pour un montant impayé de 28 livres Sterling.

C´est de la folie ce que c´est devenu c´est entreprises privées supposément efficaces.
Vite qu´on renationalise tout ce foutoir anglais car ils ont tous perdu le controle de la situation.

On leur a téléphoné bien longtemps en Juillet pour leur expliquer que nous déménagions a Chypre du Nord et on s´est entendu sur les modalités qui ont été respectées de notre coté et eux ils semblent ne pas avoir pris en compte les informations données au téléphone. Mais toute action contractuelle ou légale au téléphone nous laisse sans défense car nous avons aucune preuve légale.

Alors, ils continuent de nous laisser aucun autre choix que téléphoner à un service téléphonique en Inde avec un numéro 0800 seulement disponible en Angleterre. Or, ce service, en tout évidence, ne fait pas le travail correctement et là, je n´ai aucun recours contre une fraude ou action illégale faite en Inde. Je suis dans protection et me voilà avec une lettre d´avocat du fait d´une erreur de la part de cette entreprise qui ne doit sans doute pas engager beaucoup de gens pour faire le travail, efficacité oblige.

Il faut me fournir les moyens de résoudre les proplèmes dans les temps possible mais nous leur avons déjà explıqué que nous allions à Chypre du Nord et que les missives prenent beaucoup plus de temps du fait de ce foutu embargo.

Tout ca pour seulement une petite somme que nous avons payé mais que nous ne pouvons vérifier car Nationwide a aussi fauté en ommetant de nous expliquer certaines choses lors de la mise en place du service par Internet et du coup nous sommes bloqués à cause de tous ces incompétents et je pèse mes mots.

Et cela se répète pour Tiscali UK, le gouvernement anglais et pour plusieurs autres.

En Angleterre, on ne vous donne pas toute l´ınformation et après on vient vous embetter avec toutes sortes de règles qui apparaissent après coup. Et oui, ca semble se produire surtout quand on est étranger.

J´aurais un dossier pour poursuivre Barclays, Nationwide, Tiscali, United Utilıties, Loughborough University, etc. C´est infernal, rien ne va dans le Royaume de l´Albion.

Luc

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 09:24
http://fr.news.yahoo.com/blog/ecotidien/article/1973/

Je dis enfin !!!

Quand les prix grimpent trop, personne ne reagit et on semble dire que l´economie va bien. Le prix de l´immobilier est donc devenu surevalue en Europe ou aux USA. Et cela finit par etouffer le professionnel moyen quı doıt alors s´endetter beaucoup trop et on voit ce que ca donne. Il est temps que les regles du marche s´appliquent (est-ce qu´on y croit encore ?) et que ca retombe. Mais on vient de voir que quand les choses redescendent, les journalistes ne defendant que la position des riches, parlent de crise et on assisent a cette fraude generalisee.

Pour les chercheurs en CDD comme moi qui ne sont pas assez bien payes en Europe pour s´acheter une maison, on peut se rejouir que les prix baissent d´au moins 50 % et arretons d´en faire tout un plat, c´est cela le systeme capitaliste que vous avez acceptez car suppose vous offrir un meilleur monde.

Luc
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 09:04

La Bourse de Tokyo s'envole dans la foulée de l'Europe et de Wall Street

http://fr.biz.yahoo.com/14102008/202/la-bourse-de-tokyo-s-envole-dans-la-foulee-de.html

Doit-on s´en rejouir ?

Pour les financiers, certainement !

Pour le contribuable, nos pays endettes avaient autre chose a faire de mieux...

On cemmence enfin a reconnaitre que la machine fınanciere est totallement irrationelle donc tres dangereuse pour les naifs et neophytes ou surtout pour ceux qui ne sont pas admis dans la clique des milliardaires.

Ce que je trouve dommage, c´est qu´on va saluer la bravoure de nos chefs d´etats qui su faire face
mais ne feront rien d´autres.

Donc, cette occasion d´enrichir ceux qui se pretent aux delis d´inities pour epaissir de genereux comptes de banques privees dans des paradis fiscaux intouches par les extremistes va se repeter. 

Je fais le reve de gouvernements responsables dans un G7 responsable qui nous construisent un systeme financier honnete et serein avec tout plein de garde-fous obligeant aux financiers un comportement aussi responsable que ce quion exige des medecins ou ingenieurs au Canada. Mais je peux encore rever longtemps...

Luc

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 21:57
Chypre, ile de passage, s'il en est une, a connue, au cours de son histoire, toujours une forte immigration, cela résonne très fort à nos cœurs de nouveaux arrivants ne sachant pas pour combien de temps nous allons nous y épanouir, un peu a l'image d'Ulysse cherchant le chemin de retour de sa mère patrie, mais, certes, certains champs ou chants paradisiaques sont bien tentants tout au moins pour s'y attarder. Dans ce monde de transhumance ou plusieurs se retrouvent dans ce rôle péjoratif de colons, ce grand voyage à travers l'Europe nous aura permis d'effleurer un peu ce que tant d'humains peuvent ressentir.

 

Nous avons quitté Lancaster le mardi 5 aout tard vers les 21h30. Ce fut très difficile de charger la voiture avec seulement l'essentiel et nous avons du en laisser derrière nous des choses.

 

Ces dernières semaines furent très mouvementées afin de gérer trois importants événements :

1- le déménagement de nos meubles à Vincelle en France avec un voyage en camion loue pour l'occasion,

2- l'envoi par déménageurs de nos effets personnels en direction de Chypre du Nord, crois-moi, une mission assez difficile du fait de ce foutu embargo qui semble autant de la faute des grecs que des turques,

3- le voyage jusqu'à Kalkanli

 

Nous voilà en route pour un long et magnifique voyage avec quelques péripéties qui ajouteront un peu de piquant. Nous décidons d'adopter un rythme humain, au fond, ne sommes nous pas en vacances pour deux semaines et cela nous donne assez de temps pour couvrir les 3500 km séparant Lancaster de Kalkanli. Pour la première nuit, nous nous rendons à Heythrop Park près d'Enston, une demi-heure au nord-ouest d'Oxford ou j'ai réservé un bed and breakfast sans trop savoir ou on allait, mais oh surprise, nous nous retrouvons sur le domaine d'un ancien grand palais néo-classique du XVIIIe siècle qui n'est pas répertorié sur aucune carte, mais pourtant l'ancienne résidence secondaire du Duc de Beaufort.

http://www.heythroppark.co.uk/

 

Bon, je vous rassure, nous n'avons pas dormi au château et les tarifs sont tres raisonnables pour la Grande-Bretagne, surtout cela nous a valu un breakfast dans une des grandes salles et une visite gratuite. Vu la fatigue de l'équipée, nous nous sommes levés assez tard et donc nous n'avons pas eu le temps de nous arrêter a Oxford (dommage). Mais, ce mercredi 6 aout, en chemin vers l'autoroute, nous avons eu droit a une promenade dans l'Oxfordshire qui est très typé, cossu et riant. Vraiment, des très beaux petits villages dans un style très anglais.

http://www.oxfordshirevillages.co.uk/

 

Le lendemain, nous partons pour Douvre afin de prendre le traversier en direction de Dunkerque. On a même eu le temps de casser la croute sur une rue piétonne de Douvre pour y découvrir une petit ville côtière avec un certain charme.

http://www.trekearth.com/gallery/Europe/United_Kingdom/England/Kent/Dover/

 

Nous sautons ensuite dans le navire et deux heures plus tard sur une mer très calme, nous arrivons dans la Flandre française. Nous prenons le chemin de la Belgique pour aller visiter notre ami Nicolas à Melin dans le Brabant situé à l'ouest de Bruxelles.

http://www.flickr.com/photos/corgifloflo/sets/72157603730812456/

Toujours bons, ces moments entre amis, car le temps a filé depuis la dernière fois qu'on s'est serre la pince.

 

Ensuite, jeudi 7 aout, nous avons mis le cap sur Metz par l'autoroute du Luxembourg ou nous avons le plaisir de manger avec l'ami Charles Beiss et sa douce Catherine, toujours autant engage dans le théâtre grâce à leur troupe Le Caillou Blanc ou les marionnettes sont a l'honneur. On nous informe que la place St-Louis d'une beauté toute renaissance, tout près, n'est plus un parking.

http://lecailloublanc.free.fr

http://www.trekearth.com/gallery/Europe/France/East/Lorraine/Metz/

 

On reprend la route et nous nous arrêtons à Nancy, histoire de prendre un expresso sur la place Stanislas avec Remus et Eric, histoire de refaire le monde un peu. Cette place a été complètement refaite et les voitures n'y circulent plus. Finalement, Rossino fait de bonnes choses dans cette ville.

http://www.worldheritagesite.org/sites/nancy.html

 

On pousse alors jusqu'à Besançon ou on va avoir le bonheur de revoir Pauline. Elle habite un agréable petit appartement dans le vieux Besançon. Après une bonne nuit, nous passons la matinée pour rencontrer des gens qui nous sont chers et aller faire un tour à la maitrise (bâtisse dédiée aa la pastorale jeunesse) près de la cathédrale. Malgré le temps pluvieux, cela ne nous aura pas empêché de marcher dans la ville un peu. Besançon reste une ville charmante ou on semble savoir encore prendre le temps.

http://www.besancon.fr/index.php?p=661&mpfirst=90&args=Y29tcF9pZD01MDQmYW1wO2FjdGlvbj12aWV3R2FsbGVyeV92YWxpZCZhbXA7aWQ9JmFtcDtwaG90b19jYXRfaWQ9M3w=&cache=nocache

 

Vendredi le 8 aout, nous partons pour les Hopitaux Vieux à cote du château de Joux et on mange le repas du midi avec Nadine, une amie de Clotilde. Son mari a presque tout fait dans leur superbe maison franc-comtoise et ils ont installe une pompe a chaleur dénommée sol-air avec circuit dans le sol.

http://chateaudejoux.com/

 

On continue notre chemin sur cette route sinueuse nous menant en Suisse. Ça faisait longtemps que je n'avais pas emprunte ce chemin. Nous poussons donc jusque chez la famille Moulin habitant Conthey dans la montagne près de Sion. Je laisse conduire Clotilde car les vues autour du lac Leman et dans la vallée du Rhone remontant le Valais sont a couper le souffle. Comme chante Jean Ferrat : « que la montagne est belle... » J'y retrouve une famille d'amis avec des jeunes qui ont bien grandis. Dis-donc Fabien, ca pousse vite les enfants...

http://switzerland.isyours.com/f/gallerie-photo/lac_leman/index.html

http://switzerland.isyours.com/f/gallerie-photo/valais/index.html

 

Le lendemain, samedi le 9 aout, nous entreprenons alors le voyage le plus long de notre périple. Nous allons tenter de nous approcher d'Assise. Dur choix que de devoir choisir la traversée des grandes Alpes, soit par le Grand St-Bernard ou le Simplon (ouest et est du Valais). Alors, on a choisis le second avec une vue superbe et le fond de l'air bien frais nous a fait du bien. On en a profite pour faire le dernier plein de fraicheur. Pour l'occasion, nous avons bien pris soins de bien proteger Jacqueline avec lunettes, crème solaire de type ecran total, etc.

http://fr.filopix.com/hp/html/pl/Voyage/0,242,0,0,3714,0,0/0/Suisse/Brig-/-Brigue-Simplon.htm

Nous avons filee sur une autoroute alternative nous permettant d'éviter Milan et Turin. Je trouve que la conduite automobile s'est bien assagie avec les annees. Ensuite, nous avons traverse l'Italie en allant vers Bologne,

http://iat.comune.bologna.it/iat/iat.nsf/HomePageE?openpage

ensuite en direction de St-Marino passant du cote de l'Adriatique et puis nous avons repris vers le Golfe de Lyon en direction de Rome en empruntant les voies rapides qui sillonnent le centre de l'Italie sans péages. Bon, nous traversons une partie assez sauvage de l'Italie mais la route est très étroite au point que chaque dépassement de camion sur la 4 voies est un aventure. Nous avons fait cela pour éviter l'autoroute principale sur une fin de semaine qui aurait du être horrible entre Florence et Rome. Mais ils semble qu'il y ait eu très peu de voyageurs cette année car les italiens ont pris aa la gorge par la crise du pétrole. Nous avons dormi dans un petit hôtel du centre de San Sepulchro, une jolie petite ville découverte par hasard qui nous a surprise. Les gens de l'hôtel ont été très gentils comme on voit rarement et nous avions une place dans un garage. C'est comme cela que nous avons toujours eu les grandes surprises, sans trop de préparation en nous laissant guider par notre intuition. Nous avons, sur une terrasse, lors de notre souper, rencontrée un couple de journalistes anglais qui semblaient très intéressés par les énergies alternatives. Elle s'attaque depuis peu aux empoisonnements de plus en plus fréquents de nos compagnies pharmaceutiques de moins en moins assujetties a des validations rigoureuses. Lui publie dans The Economist des rubriques technologiques. Nous avons passe la soirée a refaire le monde, ah ça faisait bien longtemps...

 

Le lendemain, dimanche le 10 aout, nous avons quitté cette petite halte sympathique en espérant y retourner car cette vieille ville nous a tellement charmée par l'atmosphère de ces beaux italiens prenant le temps de vivre. Nous nous sommes rendu aa Caserta chez Maria et Alfredo et ce fut un doux moment de retrouvailles entre personnes aillant tant a se raconter.

http://www.comune.caserta.it/

Nous avons profité de l'occasion pour découvrir les deux filles de nos amis. Le lendemain, nous avons pris le temps de nous promener autour de ce château tres impressionnant dont les intérieurs ont servis aux trois premiers films de Star Wars

http://travel.webshots.com/album/65918073HpEtpt

et ensuite passee une tres agréable soiree a Caserta Vecchia, ville ancienne sur le haut de la colline.

http://www.flickr.com/photos/7630017@N05/1446853694/in/set-72157601295633408/

Occasion de revoir Anna-Giovanna et son copain et de les presenter a Maria et Alfredo. Autour de Caserta, nous avons appris le scandale des poubelles de la région de Naples ou la Camora a enfouis tout plein de dechets toxiques provenant des usines chimiques du nord de l'Italie près des habitations. Les gens ont manifeste souvent et sévèrement. Facile aa comprendre quand on menace leur santé a ce point. Mais Berlusconi a fait venir l'armée pour disperser les manifestants et non pas mettre au pas les criminels. Il faut vraiment être fou... et le journaliste qui a dénoncé toute cette histoire, ne peut plus retourner chez lui tellement il est méprisé (la puissance terrorisante de la Camora que personne n'ose plus même critiquer officiellement).

 

Le mardi 12 aout, nous poussons plus au sud vers Salerno après avoir contourné le Vésuve toujours fumant. Nous avons eu le temps de faire un saut chez Raffaela et Ismael qui nous ont annoncer la grande nouvelle de leur mariage.

http://www.fotosearch.com/photos-images/salerno.html

Nous avons ensuite pris la route en fin d'après-midi pour arriver tard aa Bari ou il nous quand même fallu chercher un hôtel dans cette ville que nous ne connaissions pas, mais qui comporte une vieille ville sur une pointe.

http://www.timeout.com/travel/bari

Autour de Salerno, nous empruntons des routes très étroites qui sillonnent de jolies montagnes assez hautes et donnant des jolies vues. Cela éprouve notre conduite automobile car on voit que les ingénieurs ont conçus des autoroutes au plus juste avec du béton de provenance pas très recommandable, du coup, l'état des routes est aa la limite parfois.

 

Le lendemain, mercredi 13 aout, nous nous levons assez tot car nous devons rendre a temps a Brindisi pour l'embarquement du traversier devant nous amener en Turquie. Nous avions d'une certaine façon quitté l'Europe. Et nous voila voguant tout doucement vers Cesme pres de Smyrne ou Izmir. Ce voyage va durer une journée et demi. Nous nous retrouvons avec une centaine de voyageur dans un bateau quasiment vide car pouvant contenir 1000 personnes. Le navire est a nous. Nous nous filons hors du temps sur la mer Adriatique a longer les cotes italiennes. Je rencontre le commandant qui m'invite bien gentiment dans le salle de contrôle ou on me montre tous les détails de la navigation. Plus tard, nous avons vu l'ile de Zakyntos qui nous annonce la limite entre l'Albanie que nous voyions au loin et la Grèce. Nous avons dormi dans une cabine très propre mais très monastique au fond du bateau en-dessous de la ligne de flottaison, bercé par les vibrations des deux moteurs diesels. Le jeudi, on se lève en vue de la Grèce et on est a ce moment laa sur la mer Ionienne et on s'approche du cap de Péloponnèse. La mer est toujours d'huile. Alors je me surprend comme Ulysse a entendre le chant des sirènes. Arrive au cap, nous affrontons alors un vent de force 5 avec rafales a 7. Une vue superbe nous y attend et de l'autre cote du détroit, nous rencontrons des bonnes vagues de 2 mètres de creux nous abordant a 300 degré causant un bon roulis et un léger tangage, tout cela a une douce frequence qui ne pouvait que nous reposer. Nous avons plus tard croisé les nombreuses iles mythiques des Cyclades et la je me suis rappelé le beau film de Mediterraneo ainsi que mes lectures classiques. Nous nous sommes retrouvés toute la famille cette fois-ci dans la salle de contrôle passant près de deux belles iles de cette mer Egee qui nous a tant fait rever a travers tant de lectures. Nous avons vraiment été bien accueilli. Et le clou de ce voyage appartient a notre petite frimousse, lors des repas, Jacqueline nous a surpris avec une nouvelle acquisition, elle nous donne maintenant les fourchettes et cuillères a la demande.

 

Du fait de la force du vent venant de front, la navire est arrive avec deux heures de retard a Cesme en Turquie en début de nuit. Une croisiere de 36 heures a été le bien venue, cela au beau milieu de cette grande traversee. Cela nous a permis d’eviter les stressants pays de l’est qui depuis la chute du communisme sont en proie aux pires pegres en tout genre (des fois j’en viens a preferer plus de rigeur). Nous avons meme failli repartir avec le bateau car nous avions decide de dormir un peu sachant que la nuit serait un peu blanche. En effet, nous avions aucune idee de la duree des formalites douanieres. Nous avons donc été reveille quand les moteurs se sont arretes et avons recupere notre belle auto seule au beau milieu d’une grande calle.

 

Alors, nous avons découvert ce que c'est quand l'administration moyenne-orientale s'en mêle, vous pensez que c'est complique dans nos pays, je vous invite en Turquie et vous allez en voir de toutes les couleurs en ce qui concerne l’efficacité. Tout d'abord, nous avons reçu aucune explications et nous ne savions donc pas aa quoi nous attendre. Apres un débarquement sur le port, on devait laisser la voiture sur un stationnement et aller aa pied faire la queue a un kiosque (chance qu’il ne pleut pas souvent), où on nous collecte la somme du visa d'entrée, je vous informe que les canadiens paient trois fois plus chers que les autres, il faudrait se demander pourquoi, mais bon, j'avais déjà paye a mon entrée aa Instambul il y a quelque temps en avion, je n'avais pas a repayer. Et c’est maintenant gratuit pour les français (pour disposer les Européens a accepter ce pays dans leur union), donc Jacqueline fut présentée comme française. Ensuite, on se rend a un autre poste ou on fait la queue pour apprendre que l'on doit s'occuper de notre voiture a un autre poste. On s'y rend et on apprend que notre assurance auto ne nous couvre pas en Turquie même si notre assurance anglaise nous avait promis une couverture jusqu'à Chypre. Nous apprenons qu’Endsleigh aurait du nous produire un document international d'assurance (et surtout nous en informer, mais bon j’ai appris a maintenant me méfier des promesses des compagnies anglaises, tu avais raison Philippe). Bref, nous devons finalement en acheter une aa plein prix pour trois mois même pour la période de transit et cela devait s’effectuer a un autre poste pour l'assurance. Nous devons ensuite retourner au poste précédant avec notre preuve d'assurance et ensuite retourner au second poste pour la seconde fois et la on nous tamponne nos passeports et on est enfin autorise a entrer en Turquie. Mais il faut encore passer par l'inspection qui dans notre cas s'est résume a une sourire, quelle chance d’arriver en dernier suites aa des campings cars et un affreux Hummer (conduit par une jolie blonde slave) qui se faisaient inspecter en profondeur. On finit par déboucher a Cesme a 3 heures du matin. J'ose a peine imaginer le temps que ça prend passer la frontière quand la bateau est plein.

On roule en direction d'Izmir entourant le vieux site de Smyrne. Nous avons une chambre qui nous attend mais il faut trouver l'hotel dans une ville aussi vaste que Lyon avec une carte turque tres approximative achetée sur place. Nous avons donc pu decouvrir la ville de nuit malgre nos efforts pour abreger. A quatre heure du matin, nous arrivons enfin en vue de l'hôtel.


Source: Le Guide du Routard : http://www.routard.com/pop_up_visuel.asp?id_carto=86


Nous avons 1000 km de route pour nous rendre au prochain port, donc nous nous levons pas trop tard et nous prenons notre premier dejeuner (p’tit dej pour les gaulois) en terre orientale. Quel accueil ! Les gens sont tres serieux avec des faces de careme qui font peut-etre peur un peu (ce qu’on appelle tete de turque) mais on se rend vite compte que les gens sont tellement bienveillants et, par exemple, sortent dehors pour nous aider avec la poussette ou ne se gênent pas a faire des sourires a Jacqueline. La ville d’Izmir est quadrillee par de tres larges avenues bondees de voitures et camions dans tous les sens. La, on commence a percevoir le flou moyen-oriental qui se traduit par une conduite automobile assez chaotique ou il faut etre plus que vigilant, mais bon j’ai déjà connu Madrid et Rome, je peux donc vite m’adapter a Izmir. On quitte cette ville grouillant de bazars en pensant que nous allions au devant de nouvelles aventures. Bon, les autoroutes turques n’ont rien a envier aux européennes et pourraient meme faire de l’ombre aux canadiennes. On se rend tout doucement a Ephese. Nous ne pouvions passer tout près sans s’y arreter. Par grande chaleur, nous arretant a toutes les cinq minutes pour faire boire Jacqueline, nous avons visite un des plus impressionnants sites romains de l’Asia Minor. Je ne sais vous decrire ce qu’on ressent quand on foule plus de 12000 mille ans d’humanite (Yann, tu devrais mettre ce pays dans tes priorites). Oui, oui, j’ai bien redige 12000 ans, ca donne carrement le vertige. Elle a été la ville ou ont vecu les fameuses Amazones (qui n’ont pas habite le Bresil, non), femmes guerrieres qui pouvaient tres bien se defendre face aux meilleurs du sexe fort. Toute une histoire dont il ne reste que quelques beaux restes de domus et temples romains. http://www.planet-turquie-guide.com/ephese.htm

Il y avait egalement la chapelle de la Vierge Marie car elle y aurait vecu. Ca aussi ca impressionne le chretien que j’essaie d’etre, en ce moment en recherche des communautes des premiers chretiens et Ephese reste un de ces lieux tres importants car les chretiens a cette epoque savaient evoluer tres bien a travers les villes portuaires importantes. La Turquie reste un des pays fondateur du christianisme avec l’Egypte, la Syrie et le Liban.


Nous avons repris la route nationale vers le sud qui a traverse de nombres de montages plus ou moins semi-desertiques. Nous avons ainsi pousse jusqu'à Mugla avec notre voiture qui avalaient les km sans sourciller malgre ses 225 000 km au compteur (il y a pas a dire, il y a peu de voiture aussi bien construites dans ce monde, merci encore Jean). Ville inconnue, s’il en est une et qui s’est annoncee tres peu invitante avec ses allees bordees de batisses tres peu jolies. Mais il nous fallait dormir car la soiree arrivait et nous etions assez fatigue de la route. Nous avons change d’avis quand nous avons rejoint un discret mais sympathique vieux centre qui nous a fait decouvrir nos premiers parfums d’orients avec ces belles maisons ottomanes et leurs balcons typiques. Nous avons été incroyablement bien recu dans un hotel tout simple avec ces grandes chambres tres propres ou nous attendaient des lits de qualite. Nous sommes alles explorer cette vieille ville pour y trouver une activite nocturne bien agreable et palpitante. Sachant que Jacqueline aime bien voir du monde et que ca bouge, elle ne s’est pas fait priee pour une promenade se soiree. On se rend compte que ce pays peut offrir de bons plaisir de bouche a des prix forts abordables, tout comme l’hotel reste tres abordable.

Il n’y a pas a dire, il se confirme que l’on peut facilement parler et rencontrer les gens. Bon, il faut avouer que Jacqueline reste une excellente ambassadrice qui charme les gens avec ses sourires. Elle mange maintenant toute seule et comprend ce qu’on lui demande de plus en plus. La Turquie nous surprend par cette capacite que les gens ont de s’arreter et de prendre le temps de communiquer. On est curieux et on sent que les gens cherchent a vous connaitre.

Nous avons prix la route pour nous rendre a la pointe d’un tres grand fjord, le dernier de la mer Egee, borde par la superbe peninsule de Datca. Du haut de cette montagne, nous avons été epoustoufle par cette vue et au loin vers le sud, on distinguait la mer Mediterranee que l’on nomme Akdeniz (mer blanche en turc). Et oui, on dit mer noire au nord et mer blanche au sud…

Nous avons donc rejoint la grande bleue et ensuite longe cette mer vers l’est pour s’en mettre plein la vue (Pierre, il y a aussi joli que la Costa Amalfitana, demande a Thierry, il te le confirmera). Nous avons fait une halte gastronomique a une tres seduisante station balneaire nommée Goçek. Ce lieu encaisse dans les montagnes situe autour d’une baie intimiste nous a retenu plus qu’il ne fallait. Ce petit paradis de la voile se compare sans doute avantageusement a toutes ces iles feeriques du pacifique. Il fut tres difficile de s’en extraire, dois-je avouer. Encore une fois, nous fumes surpris par les prix tres abordables.

http://www.budgetsailingturkey.com/francais/cruising_area.asp

Nous ne pouvions faire etape car encore tant de km a avaler et donc nous avons pousse jusqu'à Side. Pour se rendre a Antalya, nous avons a un moment donne, prix la nationale vers le nord qui coupe plus rapidement. Nous y avons decouvert un pays aride et sculpte. A voir aussi. Jusqu'à maintenant, il faut le dire, les routes turcs ne nous ont pas decu et nous avons pu rouler de bon train. Nous avons traverse la ville d’Antalya qui est probablement une des plus grandes de la cote sud. Il faut avoir le cœur bien accroche pour conduire dans les villes turques car la conduite y est vraiment tres sportive, voire risquee par moments. Ensuite, nous avons roule dans cette verte vallee pour nous rendre a cet autre site archeologique important qu’est Side. http://www.la-turquie.com/tr_archeologie/tr_side.php

Nous sommes arrive la-bas tres tard et nous fumes tres decu par cette invasion d’hotels modernes tout aussi kitchs les uns que les autres, lieu de debauche par les operateurs de tours et la les prix sont tres eleves. Aussi bien le dire, le touriste occidental se fait eplucher tout rond. Nous avons du nous contenter d’un hotel cher ou tout était suppose d’etre inclut mais dans les faits, on decouvrait sans cesse le contraire, Un petit scandale, nous a permis de s’en sortir sans payer d’extras faramineux.

Le lendemain, nous avons donc pris le temps de visiter ce site tout aussi impressionnant qu’Ephese. Le monde hellene, copie par les romains nous ont vraiment laisse des traces de grandes civilisations dont ce temple d’Apollon. On se prend a imaginer ces gens ayant vecu si longtemps. Nous avons eu le plaisir d’y faire une tres agreable rencontre en arretant a ce petit restaurant en retrait du site ou une famille nous a vraiment retenu avec une fine generosite toute turque. Deux petites filles, ne semblaient pas se lasser de s’occuper de Jacqueline qui était aux anges. Les proprietaires ont passe ce temps avec nous et j’espere les revoir un jour ces gens sans importance. C’est dans ces endroits sans pretention qu’on se fait le plus plaisir et cela fonctionne d’autant plus si on ne prend pas les gens de haut. En Turquie, on sent que les gens demandent de l’authenticite, ce qui semble de plus en plus se perdre dans nos villes occidentales trop preoccupees a s’en mettre plein les poches. On ne voulait plus repartir, mais il fallait bien se rendre a Tasucu, ce port ou se cachait le prochain traversier qui partait a minuit pour Chypre. Bref, nous voila de retour dans de tres sinueuses montagnes ou l’on a pu tester le tenue de route indefectible et l’excellent freinage de notre vieille Audi. Parcours assez difficile car la route était souvent peu large et de nombreux camions peinaient lors des montees. Nous avons été tres decu par l’attitude tres dangereuse des conducteurs de bus qui ne voulaient pas se laisser depasser par la voitures. Quels sauvages !!! Bon, je me promet d’y retourner car la route longeait des montagnes tres pentues plongeant dans la mer, de toute beaute. Je vous recommande tous un passage dans cette Anatolie du sud.

Arrive A Tasucu tard le soir, nous avons cherche le port. Un peu difficile a trouver car tres peu d'indications. C'est parfois un probleme en Turquie. On a finit par le trouver ce port et on est tombe a 21h30 sur une porte, noir comme chez le loup. Bon, il y a toujours un turc qui traine et qui est dispose a nous aider. Nous avons appris qu'il y en avait un second port de l'autre cote en dehors de la ville en direction de Mersin. Alors, on traverse la ville pour s'y rendre et on tombe par hasard sur les bureaux de la compagnie de transport. On y arrete et cela fut un geste de genie car il fallait tout d'abord arreter la pour s'y procurer un billet, ce qui fut fait. Ensuite, il a fallu le trouver ce fameux port et cela aurait pu etre une expedition si on avait pas use de toute notre imagination pour le trouver avec des explications plus qu'approximatives. Aussi bien le dire, les explications, ce n'est pas le point fort des turcs. On arrive donc au port mais il fallait encore trouver le bateau. Autant en Italie, ce fut simple et facile, autant la, nous sommes alle partout pour le trouver ce navire. Apres plusieurs heures de formalites avec beaucoup de patience que Clotilde a su gerer avec beaucoup de tact, on a laisse notre auto dans un bateau et nous avons voyage dans un autre. Autant les deux premiers traversiers furent une agreable experience, autant ce voyage fut une horreur. Nous devions partir a minuit, nous sommes parti a 2h30. Ils nous ont stocke dans une grande salle ou il a fallu que je fasse un scandale pour eteindre toutes ces televisions qui ont tenu eveille nos enfants avec des films stupides et bruyants. Le voyage de nuit a dure 7 heures pour couvrir les 65 km et s'est effectue lumieres allumees, autant dire qu'il me fut impossible de dormir et que Jacqueline n'a pas apprecie ainsi qu'un grand nombre d'enfants vivant une espece de martyr. Je suis alle me pleindre jusqu'au capitaine sous els yeux ebahis de ces gens qui acceptent tout sans reagir.

On arrive creve a Girne (Kyrenia en grec) et il faisait grand beau. Cela nous a pris toute l'avant-midi pour eplucher toutes les formalites administratives et tout cela sous un soleil de plomb a 40 C. Il y a avait la un anglais qui suait a grosse goutte et qui s'est mis a s'enerver. Le probleme avec Chypre est que l'on ne sait pas a l'avance ce que cela va etre et on n'a pas le choix de l'accepter sans s'enerver. J'ai donc explique a cet anglais qu'il fallait prendre notre mal en patience et accepter de payer les tres cheres taxes d'entrees car nous venions avec des voitures. Autre anectote qui montre que nous etions bel et bien au Moyen-Orient. A la fin, il fallait passer la douane et ils m'avaient demander d'ouvrir notre coffre de toit. Je vais chercher les clefs qui etaient avec Clotilde qui rafraicissait Jacqueline dans une batisse climatisee. Au retour, je tombe sur le chauffeur de l'Universite qui m'appelle. Le douanier tres suspicieux me demande d'identifier cet homme. Je lui declare que c'est le chauffeur de l'ODTU (le nom de l'Universite en turc). Il me regarde et me demande si j'etais enseignant a l'ODTU et je lui ai repondu, non pas enseigant mais professeur. Il a change du tout au tout. Il etait devenu tout petit dans ses souliers et alors il me dit que je pouvais partir directement sans avoir a ouvrir mon coffre en me souhaitant un tres bon sejour a Chypre du Nord.

Nous avons ensuite suivi cette voiture a travers Girne et jusqu'a Nicosie et ensuite Kalkanli ou se situe l'Universite. Nous arrivions en pays semi-desertique ou il n'y avait que tres peu de vegetation, brulee par ce soleil de plomb. La prenait fin cet incroyable voyage de plus de 5000 km.
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Published by Luc Rolland
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