Mardi 27 janvier 2009

 Le 12 janvier 2009

     

 

 

L’Église de Dieu qui est à Gaza aux Saints bien-aimés de Palestine et du monde.

 

La grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

 

De la vallée de larmes, de Gaza qui baigne dans son sang, le sang qui a étouffé la joie dans les cœurs d’un million et demi d’habitants, je vous adresse ce message de foi et d’espoir. Mais le message d’amour est prisonnier ; bloqué dans nos gorges en tant que chrétiens ; nous ne nous hasardons même pas à nous le dire à nous-mêmes. Les prêtres de l’Église aujourd’hui brandissent l’espoir comme une bannière, afin que Dieu ait pitié de nous, qu’il ait pour nous de la compassion et qu’il Se garde un reste à Gaza afin que la lumière du Christ qui fût allumée par le diacre Philippe lors de l’établissement de l’Église ne s’éteigne pas et continue à briller à Gaza. Puisse la compassion du  Christ ranimer notre amour pour Dieu, même s’il est actuellement en “soins intensifs”.

 

Je vous annonce du fond de mon coeur de père et de prêtre, la mort de la fille de notre école de la Sainte Famille, la chère Christine Wadi al-Turk, la première victime chrétienne à trouver la mort dans cette guerre. Christine était en dixième année dans notre école et elle est morte ce matin du vendredi 2 janvier 2009 de peur et de froid. Les fenêtres de sa maison étaient ouvertes pour protéger les enfants des éclats de verre et des missiles qui passent au-dessus. Le bombardement qui a frappé la maison de son voisin l’a faite frémir d’horreur de tout son corps. Tout cela lui était insupportable, elle est donc allée se plaindre de sa situation à son créateur pour lui demander une maison et un refuge où il n’y a ni pleurs, ni cris ou gémissements mais joie et bonheur.

 

Nos frères et soeurs en Christ Jésus,

 

Ce que vous voyez à la télévision et ce que vous entendez ne rend pas totalement compte de la dure réalité vécue par notre peuple à Gaza. La télévision et la radio sont impuissantes à rendre compte de toute la vérité du fait de son immensité sur notre terre. Le siège cruel de Gaza s’est mué en un ouragan qui croit d’heure en heure et est devenu un crime de guerre, un crime contre l’humanité. Si les gens de Gaza sont actuellement en train de soumettre leur tragédie au jugement de la conscience de chaque être humain “de bonne volonté”, le temps à venir est le temps du juste jugement de Dieu.

 
 Les enfants de Gaza et leurs parents dorment dans les couloirs de leurs maisons, quand il y en a, ou dans les toilettes et les salles de bains pour se protéger. Ils tremblent de peur à chaque bruit de voix, chaque mouvement et bombardement, aux pilonnages  violents des avions F-16.

Il est vrai que ces avions au cours de la plupart de leurs vols jusqu’à présent, ont pris pour cibles les sièges du gouvernement et du Hamas, mais tous ces sièges sont voisins des maisons des gens et n’en sont pas éloignés de plus de 6 mètres, ce qui est la distance légale entre immeubles. En conséquence les maisons d’habitation ont été sérieusement endommagées, entraînant la mort de beaucoup d’enfants. Nos enfants vivent dans un climat de peur traumatisant. C’est une cause de maladie qui s’ajoute à d’autres causes comme le manque de nourriture, la malnutrition, la pauvreté et le froid…

Quant aux tragédies qui se produisent dans les hôpitaux, vous pouvez dire ce que vous voulez. Ces hôpitaux ne disposaient pas des moyens de base pour les premiers soins avant la guerre et maintenant ce sont des milliers de blessés et de malades qui affluent dans les hôpitaux et l’on y opère dans les couloirs. Beaucoup d’entre eux sont transférés en Égypte par le passage de Rafah, le retour de ceux qui meurent en route n’est pas possible et la situation des gens dans les hôpitaux est épouvantable et déplorable, insupportable.

 

Je voudrais vous raconter l’histoire qui est arrivée à la famille Abdel Latif à l’hôpital. L’un de ses fils avait disparu au cours du premier bombardement et sa famille le recherchait, sans arriver à le trouver au cours du premier et du deuxième jour de la guerre. Le troisième jour, comme la famille arrivait à pied à l’hôpital, elle est tombée sur la famille Jaradah qui entourait un de ses fils blessé et qui était défiguré. Ce jeune homme blessé s’était fait amputer d’une jambe, il était défiguré non pas à cause d’un bombardement aérien, mais parce que des débris de verre lui étaient tombés dessus pendant son séjour à l’hôpital après un bombardement partiel. La famille Abdel Latif s’approcha de la famille Jaradah pour la consoler et lorsqu’il s’est approché du blessé, monsieur Abdel Latif  s’est aperçu que c’était son fils et non le fils de la famille Jaradah. Devant la contestation de la famille, ils ont attendu que le blessé se réveille et puisse dire son nom pour que la famille Abdel Latif puisse l’emmener…

 

Je termine la lettre que je vous adresse en présentant notre souffrance à Dieu et aussi à vous. Nos gens à Gaza sont traités comme des animaux dans un zoo, ils mangent mais ont encore faim, ils pleurent mais personne n’essuie leurs larmes. Il n’y a ni eau, ni électricité, ni nourriture, mais la peur, la terreur et les barrages… Hier, la boulangerie a refusé de me donner du pain. La raison donnée par le boulanger : il refusait de me nourrir avec de la farine qui n’est pas digne d’êtres humains et de manquer ainsi de respect à ma dignité de prêtre. La bonne farine était épuisée et la farine qui lui restait était impropre à la consommation humaine. J’ai fait le vœu de ne pas manger de pain pendant la durée de cette guerre.

 

Nous désirons que vous éleviez constamment des prières vers Dieu et que vous ne célébriez aucune messe, aucun service sans vous souvenir des souffrances de Gaza en présence de Dieu. J’envoie de brefs messages tirés de la Bible à nos paroissiens pour augmenter l’espoir dans leurs cœurs. Nous sommes convenus de prier cette prière au début de chaque heure : « O Seigneur de la paix répand la paix sur nous ; O Seigneur de la paix, accorde la paix à notre terre. Aie pitié, Seigneur, de ton peuple et ne nous tiens pas pour toujours éloignés de toi. » Nous vous prions de vous tenir à nos côtés pour chanter cette prière avec nous.


Vos prières en union avec nous émeuvent le monde entier et lui enseignent que tout amour que l’on empêche d’atteindre vos frères et vos soeurs de Gaza n’est pas l’amour du Christ et de l’Église. L’amour du Christ et de l’Église ne connaît pas les barrières politiques ni les barrières sociales, ni les guerres, etc. Lorsque votre amour nous atteint, il nous permet de sentir que nous, à Gaza, faisons entièrement partie de la Sainte Église Catholique et Apostolique, et nos frères et soeurs musulmans au milieu de nous sont notre peuple et partagent notre destinée. Nous avons ce qu’ils ont et nous souffrons comme ils souffrent, nous sommes tous le peuple de Palestine.

 

Au milieu de tout cela, notre peuple à Gaza continue à rejeter la guerre comme moyen d’obtenir la paix ; il continue à affirmer que le chemin vers la paix est la paix. Nous autres à Gaza sommes déterminés et portons la résolution dans nos yeux : “entre l’esclavage et la mort, nous n’avons pas le choix.” Nous voulons vivre pour louer le Seigneur en Palestine  et témoigner pour le Christ, nous voulons vivre pour la Palestine, non pas mourir pour elle, mais si la mort nous est imposée, nous ne mourrons pas autrement qu’honnêtes, braves et forts.

 

Nous nous joignons à vous dans la prière afin que le Christ puisse nous donner sa vraie paix.  Alors “le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera à côté du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble ; et un petit enfant les conduira.” (Isaïe 11, 6)

 

La paix du Christ, cette paix à laquelle vous êtes appelés pour ne faire qu’un seul corps, soit avec vous tous et vous protège. Amen

 

Votre frère

Père Manuel Mussallam

Prêtre de l’Église Catholique à Gaza

 

Par Luc Rolland
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Mardi 27 janvier 2009

Je vous invite à écouter la pièce GNOSSIENNE N°1 d´ERIK SATIE
pendant que l´on compte les morts a Gaza et
que le Général pleurniche que l´on ne l´a pas laissé finir sa mission...
et de lire ce qui suit très attentivement.

Le gouvernement d´Israël agit comme un monstre.

Je reprends le message envoyé par l´AFPS de Metz qui est complet et suivi par des témoignages dans les capsules suivantes.

Luc

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Bonjour à toutes et à tous,


Après la fin de l'agression israélienne à Gaza, nous vous transmettons en pièce-jointe un autre témoignage d'une habitante de Gaza, Salma, professeur de français à Gaza, ainsi que celui d'un curé de la paroisse catholique de Gaza. De même, vous trouverez également un rapport très complet effectué par le PARC, ONG palestinienne agissant dans le domaine de l'agriculture notamment.

Ces documents datent de plus de 10 jours mais n'en sont pas moins précieux, plusieurs personnes nous ayant d'ailleurs demandé de poursuivre la transmission de tous témoignages venant de Gaza.

Vous trouverez ensuite ci-dessous un texte du pacifiste israélien Michel Warschawski faisant le bilan de ce carnage, des nouvelles des répercussions de l'implication des entreprises françaises Alstom et Veolia dans la construction du tramway illégal de Jérusalem-Est, ainsi que l'annonce de 2 conférences à venir :
- l'une à Luxembourg mercredi prochain avec le témoignage d'un parlementaire européen de retour de Gaza,
- l'autre à Nancy le jeudi 5 février en présence de Bernard Ravenel, président de l'AFPS et de la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine (+ d'infos bientôt).


Même si le système covoiturage fonctionne toujours en vous signalant à cette adresse, nous espérons bien entendu faire de même à Metz et poursuivre la mobilisation, et comptons sur toutes les bonnes volontés pour nous y aider !

A noter qu'une réunion-débat organisée par le Parti Ouvrier Indépendant aura lieu à Metz samedi prochain (voir invitation en pièce-jointe).


A très bientôt !

Conférence-Débat

 DE RETOUR DE GAZA SOUS LES BOMBES

Témoignage de  David Hammerstein
parlementaire européen

Avec la participation de Claude Turmes, parlementaire européen luxembourgeois

 Mercredi 28 janvier 2009 à 20 heures

Centre Culturel de  LUXEMBOURG-BONNEVOIE

2, rue des Ardennes

Une conférence organisée par le Comité pour une Paix Juste au Proche Orient

Plus d'infos sur l'agenda du site du CPJPO Luxembourg


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Gaza : l’heure des comptes


Plus de 1 300 morts, des milliers de blessés, des centaines de destructions : le carnage israélien à Gaza signe un désastre politique pour l’État hébreu.


Depuis le lundi 19 janvier au matin, les soldats israéliens ont commencé à se retirer de la ville de Gaza. Ils laissent derrière eux un charnier et des champs de ruines. Et des tonnes de haine, à la mesure des tonnes de bombes déversées sur un espace plus petit qu’un arrondissement de Paris, où sont entassés près de 100 000 femmes, hommes, enfants et vieillards. La mission « civilisatrice » de l’État hébreu s’achève ainsi, jusqu’à la prochaine fois. Après le décompte des morts (plus de 1 300 à l’heure actuelle, mais on en découvre encore sous les décombres), va maintenant commencer le moment des comptes politiques.


Les comptes avec Mahmoud Abbas : il s’est révélé, aux yeux de la population palestinienne, comme un vulgaire collabo, et non comme le président de l’ensemble du peuple palestinien. S’il n’a pas ouvertement applaudi à l’écrasement de Gaza, c’est parce qu’il savait que cela lui aurait vraisemblablement coûté la vie. Si, comme le suggèrent certains dirigeants israéliens, il devait revenir à Gaza porté par les chars israéliens, ces mêmes chars qui y ont semé la mort et la destruction, c’en serait fini de l’Autorité palestinienne, y compris en Cisjordanie.

Les comptes avec les États arabes, qui se sont divisés entre ceux qui ont ouvertement soutenu l’agression israélienne, comme l’Égypte, et ceux qui se sont tus, tout en promettant une aide humanitaire, comme de vulgaires Kouchner. Les comptes avec la « communauté internationale », qui a déploré les victimes innocentes, tout en laissant sciemment à Israël le temps nécessaire pour finir son opération. La prestation de Nicolas Sarkozy a été, sans doute, la plus hypocrite de toutes. Cette démission de la communauté internationale aura des effets à long terme sur l’ensemble de l’Asie occidentale avec, entre autres, le renforcement de l’intégrisme qui est toujours la réponse à la démission du droit. Seule une inculpation rapide des dirigeants israéliens devant une juridiction internationale pour crimes de guerre, voire crimes contre l’humanité, pourrait redorer un peu le blason taché de sang de la communauté des nations.


En ce qui concerne l’État d’Israël, les comptes seront beaucoup plus compliqués et, à terme, catastrophiques. À court terme, il se sait consacré comme État voyou numéro un de la planète, ainsi que l’avoue la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni : « On a montré qu’on est prêt à péter les plombs, s’il le faut. » À court terme encore, la réprobation de la société humaine tout entière qui, par millions, a manifesté sa révolte face à la barbarie israélienne. Les amis d’Israël devront travailler dur pour convaincre que l’État hébreu a encore sa place au sein des nations civilisées.


Mais, à long terme, le prix à payer est littéralement catastrophique : le martyr de Gaza ferme définitivement la porte de ce que les diplomates américains ont appelé la fenêtre d’opportunité, quand les Palestiniens avaient ouvert à Israël, au début des années 1990, une légitimité dans le monde arabe. La rupture des relations diplomatiques, de la part de plusieurs États arabes, indique l’état d’esprit de leurs opinions publiques : Israël n’est pas fréquentable et n’a pas sa place au cœur du monde arabe. Pour 200 millions d’Arabes, pour plus d’un milliard de musulmans, les crimes de ces dernières semaines ont définitivement confirmé, envers et contre tous les discours de « réconciliation historique » et de « paix des braves », qu’on ne peut faire la paix avec une entité qui traite son environnement proche et lointain comme des barbares qu’il faut éradiquer. Après Gaza, les dirigeants iraniens, par exemple, ne peuvent plus prendre à la légère l’éventualité d’une frappe nucléaire israélienne. Comme Tzipi Livni l’a dit : « On a montré qu’on est prêt à péter les plombs.  »


En déshumanisant le million et demi de Palestiniens de Gaza, Israël a perdu, aux yeux des populations du monde arabe, son droit d’exister au sein de ce même monde arabe. Les quelques milliers d’Israéliens qui manifestent contre la guerre et l’unique soldat qui a refusé de rejoindre son unité ne font, malheureusement, pas le poids pour infléchir la balance dans l’autre sens, d’autant que les « intellectuels de gauche » les plus médiatisés se sont honteusement ralliés au discours gouvernemental, faisant même, comme Abraham B. Yehoshua, de la surenchère dans la justification des crimes de guerre. La « victoire militaire » israélienne risque bien d’être sa plus grande défaite politique.

De Jérusalem, Michel Warschawski


Par Luc Rolland
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Dimanche 25 janvier 2009

La semaine dernière :

des chypriotes grecs ont attaqué des chypriotes turcs qui étaient allés faire un tour au sud comme on voit souvent depuis l’ouverture des frontières en 2004.

On voit ainsi une reprise de violence à l’encontre des turcophones

Cela résonne très mal à un moment ou le président Christophias qui se décharge  encore du poids des négociations en remettant la faute sur le dos des autres.

 

http://www.topix.com/forum/world/macedonia/TG5R8B2OO0APP66S6

http://www.iht.com/articles/ap/2006/11/22/europe/EU_GEN_Cyprus_Pupils_Attack.php

 

Les chypriotes grecs interrogés sur les causes du conflit n’ont jamais eu l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre que, depuis 1955, la vie des chypriotes turcs a été menacée par des groupes criminels armées proches des mouvements d’extrême-droite poussés par Athènes cherchant a faire main-basse sur l’Ile par tous les moyens. Mais peut-on s’attendre aa de l’

 

Le spectre que les chypriotes turcs voient encore leur vies menacées par des groupes armés chypriotes grecs dont les intentions sont plus que critiquables, ne va que justifier davantage de présence militaire turque qui d’ailleurs ont repris des manœuvres intensives sans doute dirigées a servir une message aux gens du sud.

 

En effet, dans le journal chypriote Dialogue publie en trois langues, date du 16-23 janvier,  rapporte que : Christophias que la chance d’une résolution du conflit chypriote au cours de l’année 2009 ne dépend que le volonté du président Talat de TRNC (Chypre du Nord) et la Turquie.

 

Il est clair que la reprise d’activités criminelles sur le territoire de la République chypriote ne peut que discréditer son service de sécurité incapable d’assurer la sécurité des turcophones ou de simples visiteurs.

 

Je vais reprendre les propres mots de Christophias. Si on veut voir un jour le conflit chypriote résolu, il faudra que, lui-même supposément le président légitime de tous les chypriotes, il propose des propositions rationnelles et raisonnables s’appuyant également et tout autant sur la réalité de Chypre telle que vécue par la minorité turcophone. Et également sur la réalité de la minorité maronite. On aurait pu s’attendre a ce genre de courage de la part d’un membre du parti socialiste, mais force est de constater qu’il n’y a pas que Tony Blair qui ait apostasié ses valeurs.

 

En attendant, les chypriotes turcs n’ont pour l’instant pas d’autre choix que de rester dans leur propre petite république fallacieusement déclarée illégitime par l’ONU et objet d’un odieux embargo qui continue de creuser le fossé économique entre les deux nations chypriotes présentes sur cette ile. Ce ne sont pas les chypriotes grecs qui ont besoin d’aide car, depuis leur entrée dans l’Europe, ils ont dispose d’une politique du type sioniste (un autre manque de courage de la politique européenne commune incapable de mettre au pas les campagnes d’intimidation que mettent en place systématiquement les grecs) .

 

En 1974, les turcs, ayant attendu 10 ans avant d’intervenir, ont agis légalement en vertu de la constitution chypriote permettant à une des trois puissances, soit la Grèce, la Grande-Bretagne et la Turquie de pouvoir débarquer et assurer la paix et la justice dans le cas de pertes de contrôle par le gouvernement en place. Cet embargo fut donc une ingérence illicite de la communauté internationale dans les affaires d’un pays souverain mais incapable de se défendre. Il faut dire que l’ONU fut alors bien et efficacement manipulée par la Grèce alors dirigée par une junte militaire illégitime et fasciste et par une diaspora grecque capable de tout mettre en œuvre pour intimider. A Montréal, on en sait certes quelque chose.

Luc

Par Luc Rolland
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Samedi 24 janvier 2009
A propos de l’assassinat de Georges Besse, ex- pdg de Renault, Jean-Marc Rouillan avait répondu :
« Je n’ai pas le droit de m’exprimer là-dessus… Mais le fait que je ne m’exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu’on avait fait, je pourrais m’exprimer. »

Il s’est vu retiré son régime de semi-liberté non pour avoir dit qu’il ne regrettait pas l’assassinat de Georges Besse mais pour ne pas avoir dit qu’il le regrettait. Autrement dit ce qu’on lui reproche n’est plus ce qu’il a fait mais ce qu’il en pense. Ce n’est plus un acte délictueux pour lequel il a purgé sa peine qu’on lui reproche mais ses idées. Comment peut-on s’arroger le droit d’interdire à quelqu’un de penser ce qu’il pense ? Eusse t’il tort ou raison. Comment même penser que ce puisse être possible. Seules les dictatures se donnent encore l’illusion de pouvoir contrôler les pensées des gens et condamnent à la “rééducation” ceux qui ont le tort de ne pas penser comme il faut.


Est-il nécessaire de préciser que je n’ai aucune indulgence pour les assassinats commis par Action direct et que je ne leur trouve aucune excuse recevable.


A ce sujet, un article du philosophe Michel Onfray paru dans Siné Hebdo du 8 octobre 2008.

 

« J’échange des lettres depuis plus de trois années avec Georges Cipriani qui se trouve en prison pour l’assassinat du marchand d’armes René Audran en 1985, et celui du PDG de Renault, Georges Besse, en 1986. Il y a eu un procès, une condamnation, une peine effectuée : le militant d’Action directe a payé, paie, mais devrait payer encore une éternité s’il devait vivre une éternité.

Je ne défends pas ces assassinats que je trouve odieux et inutiles, sinon accélérateurs du processus autoritaire dans une démocratie qui n’attend que ça pour se réduire comme une peau de chagrin. La révolution, si elle devait se faire, ne s’enclencherait pas avec ce genre de rituel barbare.

Pour autant, la privation de liberté peut se justifier dans le cas d’une dangerosité sociale. Je ne fais pas partie des naïfs qui voudraient ouvrir les portes des cellules avant, la plupart du temps, de transformer la société tout entière en prison. Va donc pour la geôle. Mais sûrement pas comme elle fonctionne actuellement : autrement dit comme une machine à humilier, décérébrer, mépriser, avilir, détruire, casser, briser, salir. Qui ne s’étonne pas que dans ces endroits, ces damnés de la terre cherchent recours dans le ciel et trouvent dans un islam radical un cordial à leur dimension…

On ne peut visiter Cipriani sans un parcours du combattant administratif et bureaucratique qui décourage les meilleures volontés ; on ne peut transmettre de CD, par exemple ceux de mes cours à l’Université populaire ; on ne peut, évidemment, lui téléphoner ; les courriers sont lus et censurés. Que veut-on ? En plus de priver de liberté, priver de dignité et d’humanité. Renvoyons à l’article 5 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme qui stipule : “Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.” Nous sommes en plein dedans…

Je trouve dès lors assez pervers qu’on exige de son compagnon Jean-Marc Rouillan, qui est en semi-liberté, de ne pas s’exprimer sur sa peine, et qu’on menace de la reconduire vers une perpétuité s’il déroge. Il veut s’exprimer et assez probablement confirmer ses actes passés, dire qu’il est sans regret. Si tel est le cas, il aurait tort. Mais tout ceux qui font des gorges chaudes en citant Voltaire qui aurait dit : “Je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrait toute ma vie pour que vous puissiez le dire” regardent leurs chaussures et observent un silence pénétrant…
Il a payé. Qu’on lui donne donc plein et entier usage de sa liberté, y compris pour en faire un mauvais usage, car c’est à la tolérance du mauvais usage de la liberté qu’on mesure son degré et son étendue. »



Par Luc Rolland
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Samedi 24 janvier 2009
“Une banque est un endroit où on vous prête un parapluie quand il fait beau, et où on vous demande de le rendre quand il commence à pleuvoir.”

Robert Frost - Humoriste américain.

“Les pessimistes se condamnent à être spectateurs.” - Goethe
Par Luc Rolland
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Samedi 24 janvier 2009

« En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l’espoir à la peur, la volonté d’agir en commun au conflit et à la discorde… »


« La question n’est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu’une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n’est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l’étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c’est la meilleure voie vers le bien commun… »


« En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l’idée qu’il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l’Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité… »


« Nous allons commencer à laisser l’Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d’anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète… »


« Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l’eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.
Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d’une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d’être indifférents aux souffrances à l’extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui… »


Barack H. Obama - 20 janvier 2009

 

J'ose croire que les Etats-Uniens ont voté Obama pour plusieurs raisons :

Pour l’espoir que cela sucite
Pour le changement tant attendu
Pour tourner la page de ces toutes les terribles années de violence depuis Ronald Reagan
Pour le symbole que cela représente
Pour l’impact que cela aura sur le monde
Pour un monde un peu plus appaisé
Pour une diplomatie prenant le pas sur l’armée
Pour tous ceux qui se sont battus depuis tant d’années pour exister
Pour que les homosexuels acquièrent enfin les mêmes droits que les hétéros
Pour que les femmes conservent leurs droits et finissent par gagner les memes salaires
Pour une répartition un peu plus saine des richesses
Pour moins d’arrogance
Pour un peu plus de tolérance
Pour un peu plus de droit à la différence
Pour un monde moins frileux
Pour un monde plus jamais coupé entre les bons et les méchants, entre le bien et le mal
Pour commencer à fissurer certains plafonds de verre
Pour que le rêve d’il y a quelques années commence à devenir réalité
Pour que l’accessoire, la couleur de la peau, devienne enfin accessoire

Pour que le petrole soit relativise

Pour que les Etats-Uniens se mettent a fabriquer des produits de qualite

Pour continuer à croire que l’on peut déplacer des montagnes…


…Et si Obama enfin élu devait échouer à faire tout ça, il aura ete comme tous les autres...  pas mieux que , pas mieux que Stephen Harper, Tony Blair ou Francois Mitterand, mais jamais aussi pire que les fossoyeurs qu'on ete Bush, Tactcher, Aznar, Berlusconi et que Sarkozy.

Je souhaite Bonne Chance a Barak Obama pour ses gestes deja annonce car tres courageux :

- abolition de l'embargo sur Cuba

- fermeture de la prison illegale et illicite de Guantanamo

- condamnation des activites de tortures de la CIA

 

A quand la securite sociale incluant l'assurance-sante unverselle ?

 

Les USA et le monde anglo-saxon ont-ils la capacite de sortir du crime organise et de la violence institutionelle ?

 

Il faut lui donner sa chance de nous montrer le vrai visage chretien de ce pays.

Mais il ne faut pas relacher la vigilance et ne jamais cesser de manifester nos exigences pour un monde meilleur ou les gens vivent mieux a l'echelle de la planete.

 

Pour ma part, mon travail sur l'energie solaire accessible aux gens simples de Chypre sera ma contribution de chercheur.

 

Chacun doit faire sa part. Quelle sera la tienne ?

 

Luc

Par Luc Rolland
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Samedi 24 janvier 2009

(…) ” Well, I don’t know what will happen now. We’ve got some difficult days ahead. But it doesn’t matter with me now. Because I’ve been to the mountaintop. And I don’t mind. Like anybody, I would like to live a long life. Longevity has its place. But I’m not concerned about that now. I just want to do God’s will. And He’s allowed me to go up to the mountain. And I’ve looked over. And I’ve seen the promised land. I may not get there with you. But I want you to know tonight, that we, as a people, will get to the promised land. And I’m happy, tonight. I’m not worried about anything. I’m not fearing any man. “


(…) ” Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne. Je ne m’inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite. Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. l’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise. Ainsi je suis heureux, ce soir. Je ne m’inquiète de rien. Je ne crains aucun homme. “


Fin du dernier discours prononcé par Martin Luther King à Memphis le 3 avril 1968, veille de son assassinat.

 

Luc

Par Luc Rolland
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Samedi 24 janvier 2009
Chers tous,

un beau cadeau a me faire : l'integrale des dialogues de Michel Audiard.
Il est cet ecrivain qui a redige les textes percutants de fameux films tels que :
- Les Barbouzes
- Les Tontons flingueurs
- Le cave se rebiffe
- 100.000 dollars au soleil

On retrouve un humour ravageur dans ce melange savant de bon francais et d'argo parisien.
Jamais reducteur car on respecte la richesse des personnages (et surtout leurs faiblesses).

Pour ceux qui veulent en entendre quelques extraits, ce site peut vous faire plaisir :

http://wally-diallo.fr/blogs/skins/wally/pages/audiard.htm

Luc
Par Luc Rolland
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Vendredi 23 janvier 2009
Chers tous

en 1982-83, les italiens nous ont surpris avec cette série filmée en Chine avec la qualité artistique dont ils sont capables, ce qui plante toutes les séries anglo-saxones et de loin. Un excellent voyage d´une précision historique.
http://www.imdb.com/title/tt0083446/
http://www.ina.fr/archivespourtous/Forum/viewtopic.php?t=155

Marco Polo est un des ces vrais héros d´aventure de l´occident avec une superbe ouverture intellectuelle qui lui a permis d´être reconnu par l´Empereur chinois. Ces hommes qui font que le monde ne peut plus revenir en arrière. Il a ramené tant d´innovations.

Si vous avez la chance de l´obtenir, il faut mettre la main dessus et le montrer à vos enfants d´âge de raison. Je sais qu´on peut en télécharger des copies mais je cherche un moyen d´acheter les DVDs de manère légale au Québec ou en France. Ce qui est sans doute trop dépendant de la bonne volonté des maisons de distribution qui ne sont certes pas des maisons de la culture... et qui nous font parfois trop attendre pour obtenir du matériel de qualité. A nous de les envahir de nos désirs sans relâche car ils ont trop de productions médiocres à faire occuper le paysage audio-visuel pas toujours pour des raisons de profit (vous avez pensé propagande, peut-être...).

Luc
Par Luc Rolland
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Jeudi 22 janvier 2009
En France, on en est a intimider des inspecteurs du travail.
C'est de la folie pure contre les droits de la personne.
Les pas vers le fascisme se confirment.
On pousse vraiment le bouchon.

Luc

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[appel à manifester à Paris le SAMEDI 31 JANVIER dès 15H de Luxembourg à Denfert Rochereau.]

http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=4333&mode=thread&order=0&thold=0 http://slovar.blogspot.com/2009/01/communiqu-de-grard-filoche-concernant.html

Gérard Filoche a été mis en examen dans l'exercice de ses fonctions Mercredi, 21 Janvier 2009 Accusé de «chantage» et d'«entrave au fonctionnement d'un comité d'établissement», le célèbre inspecteur du travail a été renvoyé en correctionnelle par le parquet de Paris. Multiforme, la répression sociale en France monte d'un cran. Gérard Filoche est soupçonné d'avoir gêné le fonctionnement du CE de l'entreprise de cosmétiques Guinot à Paris, qui devait statuer en juillet 2004 sur le licenciement d'une salariée protégée.

La société avait déposé une plainte avec constitution de partie civile pour «chantage» à son encontre. Initialement placé sous le statut de témoin assisté, Gérard Filoche a finalement été mis en examen le 21 novembre par le juge Yves Madre, qui a ensuite mis un terme à son enquête. Puis, mi-décembre, le parquet de Paris ? nouveau bras armé du gouvernement ? a requis son renvoi en correctionnelle.

«Ça ne tient pas debout ! Ce n'est jamais arrivé qu'on puisse parler d'entrave à l'encontre d'un inspecteur du travail !» a réagi Gérard Filoche qui estime qu'«il n'y a rien qui interdit à un inspecteur du travail de se rendre à un CE, même si ce n'est pas l'usage». Lors du CE, il s'était rendu sur place pour «mener une enquête contradictoire» sur une employée protégée, déléguée du personnel et de retour de congé maternité, qui faisait «pour la troisième fois l'objet d'une demande d'autorisation de licenciement».

«J'ai simplement menacé de faire un procès-verbal pour entrave à la liberté d'un délégué syndical. Je suis inspecteur du travail, je suis pour protéger tous les CE, ceux qui fonctionnent en tout cas», a-t-il justifié. Il ne suffit plus de démanteler patiemment l'Inspection du travail et son code: s'attaquer à son représentant le plus médiatique, a surtout en cette période, valeur d'exemple ! Qu'on soit un simple participant à une manifestation de solidarité avec la jeunesse grecque, e soli qu'on soit un militant communiste qui vend L'Humanité Dimanche dans son quartier ou porte-parole d'un nouveau parti anticapitaliste, qu'on installe des tentes dans une rue parisienne pour interpeller les pouvoirs publics sur le mal-logement, qu'on ait choisi un mode de vie alternatif ou qu'on intervienne dans l'exercice de ses fonctions contre le licenciement d'une salariée protégée, le risque est désormais le même : on se retrouve au tribunal (si ce n'est pas en prison) ! Lundi, Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche, a dénoncé à juste titre «la multiplication des intimidations policières, judiciaires ou patronales de militants syndicaux ou politiques, dans le seul but de faire taire l'exaspération sociale et civique». Cette accumulation d'affaires prouve la très nette tendance que connaît notre pays sous la présidence de Nicolas Sarkozy : la répression et la criminalisation grandissantes de toute forme de contestation. Ainsi l'UMP entend-elle maintenir la paix sociale. Pour combien de temps ? _______________________________________________ Labos-en-lutte (mailing list)
Par Luc Rolland
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